Dès années 40 jusqu'en 1987, près de 300 000 bébés auraient été volés à leurs mères. Les chiffres sont tellement énormes que l'on a du mal à y croire. Et pourtant, au coeur de l'europe, en Espagne, un énorme scandale vient de remonter à la surface. Un véritable choc pour les espagnols. Complicités d'institutions religieuses et de cliniques privées. Enfants, parents adoptifs, mères spoliées, familles recomposées, un véritable système mafieux à l'échelle d'un Etat a été sciemment mis en place. Spécial Investigation a enquêté sur le système occulte des bébés volés.

Aujourd'hui, tout remonte à la surface. Combien de vies brisées par ces pratiques mafieuses d'un autre temps... Personne ne le sait réellement. Une chose est sûre : l'argent est au coeur du système. Toutes les institutions religieuses impliquées, pourtant aujourd'hui appelées à comparaître devant la justice espagnole suite aux milliers de plaintes déposées par les familles des enfants volés, nient systématiquement toutes responsabilités. La plupart se cachent derrière de vagues décisions d'Etat avec lesquelles elles n'auraient rien à voir. Un véritable mur du silence autour du tabou absolu. Idem pour les responsables de cliniques privées ou d'Etat qui auraient sciemment pratiqué ces vols de bébés... L'ADN : dernier recours...

Aujourd'hui, des milliers de tests ADN sont en train d'être effectués en Espagne. Objectif : renouer les liens entre les mères qui cherchent leurs bébés et les enfants qui veulent retrouver leurs parents. Des parents et des enfants qui se retrouvent parfois à des milliers de kilomètres. L'enquête de Spécial Investigation a ainsi franchi l'Atlantique où de nombreux américains ou sud-américains apprennent un beau matin que leurs parents ne sont pas leurs parents biologiques. Retrouver leur mère, leur père ou un membre de leur famille, en Espagne ou ailleurs, devient alors leur seul objectif, avec l'impression bien réelle qu'on leur a volé leur vie...

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