En 2010, la Russie commémorait en grande pompe les 65 ans de la victoire sur le nazisme. L'occasion, pour les autorités, de célébrer les survivants du terrible siège de Leningrad, qui dura 900 jours. Or, parmi eux, certains se sentent plus victimes que héros, avec des blessures profondes et jamais reconnues. Trois survivants se souviennent, et avec eux un groupe de femmes réunies dans une association. Tous étaient enfants à l'époque. Ils évoquent la faim insoutenable qui les tenaillait, au point de manger un chat et même un voisin mort, les corps foudroyés par le gel, qui tombaient dans les rues enneigées.