En février 1999, un amas d’amphores est découvert au large de la presqu’île de Giens (Var). Selon l’archéologue Luc Long, aucun doute n’est possible : il s’agit d’amphores étrusques, datant de la fin du vie siècle avant J-C. À cette époque, les Étrusques régnaient sur une large partie de la Méditerranée, constituant le seul îlot « civilisé » d’un Occident alors barbare aux yeux des Grecs et des Mésopotamiens. Mais très peu de traces directes de cette suprématie maritime ont pu être détectées, et les écrits sont rares.

Bernard George suit Luc Long et son équipe dans leur fouille sous-marine, entre trouvailles et interrogations. Mettant en valeur le matériel technique utilisé il donne à voir leur travail de recherche scientifique en mer, entre observation à la caméra, plongée humaine et croquis récapitulatifs en vue d’élaborer des hypothèses de provenance et de destination de la cargaison. À travers cette fouille, également parsemée de plans de fresques et d’objets étrusques commentés par des universitaires ou des conservateurs, c’est l’histoire de toute une civilisation, longtemps occultée par la conquête romaine, qui remonte à la surface.