Il y a quarante ans, le psychiatre américain Hervey Cleckley a réalisé la première étude de cas d'envergure sur des patients qui n'éprouvaient aucun remords au sujet des crimes qu'ils avaient commis. Cette absence d'empathie est-elle innée ou acquise ? Pour y répondre, le chercheur Gerhard Roth s'est intéressé à l'environnement de délinquants, montrant que celui-ci joue un grand rôle et peut altérer le cerveau dès le plus jeune âge. "Ces changements s'ancrent profondément entre l'âge de 4 et 7 ans, comme s'ils étaient d'origine génétique", explique-t-il. Le neuropsychologue Thomas Elbert, lui, s'est penché sur les mécanismes qui poussent certains groupes à commettre des meurtres horribles dans différents conflits qui secouent l'Afrique et s'interroge