Véritable espèce musicale, l'homme accompagne l'histoire de sa vie de mélodies. Pourquoi?

À sillonner la planète depuis des millénaires, la musique s'est chargée d'une aura toute particulière. C'est bien simple: si certaines sociétés fonctionnent sans écriture, aucune, depuis la nuit des temps, n'a carburé sans mélodies. Moyen d'expression universel, déclinée sous toutes les formes possibles et imaginables, celle-ci peut se targuer d'avoir le pouvoir de toucher les gens, de transmettre une histoire, des valeurs, un message. Car si un sous-genre peut ne pas plaire à tout le monde, personne ne peut décemment affirmer: "La musique? Je n'aime pas. Je n'écoute pas".

Plusieurs études se sont attardées sur le sujet et apportent des conclusions parfois étonnantes, souvent pragmatiques. Il est aujourd'hui prouvé que la musique a une action réelle sur notre mental, elle stimule certaines régions de notre cerveau impliquées dans la motricité, dans l'attention et dans différentes cases de notre mémoire. Utilisée comme moyen mnémotechnique, elle permet de retenir pendant des années des textes entiers. Ce n'est pas tout, comme certaines odeurs, une petite mélodie peut faire ressurgir d'un seul coup des souvenirs cachés au tréfonds de notre mémoire. Et comme le veut l'expression "La musique adoucit les mœurs", cette dernière permet de réduire le stress, la dépression ou l'anxiété. Quoique, un concert de métal n'a sans doute pas cet effet-là sur un public non averti. Mais là encore, c'est une question de goût.

Arte s'attarde sur cette accompagnatrice universelle le temps d'une soirée spéciale. Proposant d'abord le film Amadeus, basé sur la rivalité entre Mozart et Salieri, la chaîne développe ensuite sa thématique dans un documentaire à la croisée de la science et de la culture: L'instinct de la musique. De quoi comprendre enfin ces petites mélodies, et qui sait, d'étayer notre goût pour la musique classique.