Avec la libéralisation économique en Chine, une tradition ancestrale réapparaît : les concubines. Le plus souvent, ce sont de jeunes étudiantes attirées par l'argent et la vie facile que leur offre de riches protecteurs. Officiellement toujours interdites par la loi, ces « petites épouses » sont le cauchemar des épouses officielles. Pour confondre leurs maris volages, certaines font appel à des détectives privés. Mais la principale alliée de ces épouses bafouées, c'est Djang Yufen. Les médias chinois l'ont baptisée « la tueuse de concubines ». Nous l'avons suivie dans sa chasse aux infidèles.

La Chine, c'est aussi des foires aux célibataires, des cours de séduction et des speed-datings... Depuis quelques années, on y découvre la drague à l'européenne. Car la politique de l'enfant unique, instaurée en 1980, a créé un déséquilibre entre les sexes. La Chine manque cruellement de femmes. D'ici 2020, 30 millions d'hommes ne trouveront pas à se marier. Et avec ses quelques 180 millions de célibataires, le marché chinois de l'amour est en plein boom. Dans les foires aux célibataires, la concurrence est rude : pas de place pour le romantisme, c'est la loi de l´offre et de la demande qui prime. Les CV des candidats au mariage passent de main en main. Les hommes doivent avoir une situation financière solide. Les femmes sont pressées par le temps : passé 27 ans, les hommes n'en veulent plus. On les appelle « les restantes ». Dans l'Empire du Milieu, les célibataires n'ont qu'un seul but : se marier. La tradition l'exige.

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