Les ninjas japonais ont de tout temps été des guerriers de l'ombre, ils sont en effet passés maîtres dans l'art de l'espionnage, dans la conspiration et dans la guerre secrète. Nous allons suivre les aventures du ninja Momochi Tanba qui a été formé par l'un des grands maîtres ninja et qui n'a pas hésité à affronter les seigneurs de guerre les plus redoutables. Il était un guerrier de l'ombre exceptionnel, à n'en pas douter.

Japon dans la province d'Iga, 1560. Le jeune Tanba a été soumis à un entraînement intensif pendant son enfance, le tout sous la surveillance protectrice de son clan, mais également de son maître d'arme qui était aussi son grand-père. À douze ans, il a revêtu le costume paysan est s'en est allé enquêter sur un supposé marchand d'armes protégé par deux gardes du corps. En deux temps trois mouvements, le vieil homme et son petit fils avaient mis à mort les deux gardes, ainsi que le trafiquant, pour le bien-être de toute la population. Tanba est resté impassible pendant l'affrontement, il a même participé en tuant de ses propres mains un homme trois fois plus âgé que lui, son grand-père a fait le reste. Voilà le quotidien tel que le connaissait ce jeune garçon, la peur, mais aussi la fierté de pouvoir aider son prochain.

Les ninja étaient plus qu'utiles aux chefs de guerres (samouraï), car ils faisaient toutes les besognes qu'ils ne pouvaient pas faire et avaient l'art de s'y prendre avec discrétion absolue. Ils n'hésitaient pas à tuer tout en brouillant les pistes comme de vrais chats. Les ennemis pris par surprise n'y voyaient que du feu. Les familles des ninja quant à elles ne savaient même pas où ils se trouvaient quand ils étaient en mission.

Les samouraïs avaient un code de conduite et d'honneur bien précis à tenir, ils ne devaient par exemple affronter un ennemi qu'en duel si une affaire les opposait. Il était donc fortement déconseillé de faire appel à un ninja, cela aurait dérogé à la règle et encore moins de mettre le feu à une maison ou de faire tuer un ennemi. C'est exactement pour cette raison que la discrétion était de rigueur.

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